le menhir de vendegies sur ecaillon

Où le trouver ?

 

Il se trouve au milieu d’un champs verdoyant, encadré par la rue du vieux chemin, la D85, et la rue des billes, 59 213 à Vendegies sur écaillon.

Il fait partie d’une série de mégalithes qui jalonnent la route qui va de Bavay à Amiens, via Cambrai, dite la chaussée Brunehaut.

 

Qu’est-ce ?

 

Il s’agit d’un monolithe en grès Landénien (Le Landénien est un sous-étage sédimentaire géologique défini à Landen en Belgique par A. Dumont comme premier étage du Tertiaire).

Il mesure un peu plus de deux mètres.

Dans son livre paru en 1922, M Dessailly écrivait que « les fouilles du Dr Bompart révélaient que l’énorme bloc était appuyé sur 3 piliers en blocage de grès. ».

Il s’agissait bien alors d’un dolmen.

Ce qui est corroboré par la légende qui voulait que les mamans vinssent y chercher les nouveau-nés. Ce qui n’aurait été possible que si la pierre était un dolmen (table) et non posée à même le sol.

Aujourd’hui, on le considère comme un menhir, c’est-à-dire une pierre levée.

 

De quand date-t-il ?

 

Cette pierre date du Néolithique. Il est actuellement très difficile d’en déterminer la datation précise, mais on peut raisonnablement considérer qu’il a été érigé l’époque du néolithique, environ 6000 avant notre ère.

 

Historique :

 

En 1800 il est le seul survivant d’un ensemble d’une cinquantaine de pierres  qui se trouvaient dans une carrière de grès, non loin de là. Il devient alors « le » monolithe de Vendegie sur ecaillon.

D’après Mme Moreau, vers 1870-72, on a essayé de le transporter au cimetière de la commune pour en faire un soubassement de calvaire. Un immense chariot attelé de 20 chevaux avait été prêté par la compagnie des mines d'Anzin, la pierre fut soulevée sur des madriers, mais on ne put la déplacer. On la laissa donc sur place.

En 1917, durant l’occupation de la région par les allemands, ils la relèvent pour en faire un menhir. Ces fouilles allemandes ne mettent à jour rien qui aurait pu faire penser à un socle pour faire tenir un dolmen.

Cela contredit les observations du Dr Bompart qui faisait état de « trois piliers en blocage de grès ».

En 1980 le grès Montfort est classé officiellement « menhir » par arrêté des affaires culturelles.

 

D’où vient l’appellation grès Montfort ?

 

Le caillou est situé sur une des hauteurs du village nommé « bruyère de Montfort ».

 

Une pierre de légendes.

 

Une des plus connues est ce qu’on racontait aux enfants : que les mamans allaient y chercher les nouveau-nés, en dessous.

Une autre légende dit qu’en y collant l’oreille, on entend les enfants pleurer.

 

Une pierre à cupule ?

 

Tout d’abord, qu’est-ce qu’une cupule ?

C’est une « empreinte », peu profonde, généralement de forme circulaire ou concave. Rien n’est certain en ce qui concerne l’utilité des cupules. On peut toutefois citer ces pistes : elles peuvent figurer une image anthropomorphe (figuration des seins, par exemple), et sont donc figuratives.

Elles peuvent aussi avoir servi à faire des libations, elles sont dites alors utilitaires.

D’autres pensent qu’elles représentaient des schémas de constellations.

Ce qu’il faut retenir est que les cupules étaient délibérément faites par l’homme et qu’elles avaient, même si elles nous échappent, une utilité certaine et sans doute importante pour les hommes du néolithique.

Il n’est pas inutile de rappeler que ce mégalithe se trouve sur la chaussé Brunehaut qui rayonne de Bavay en sept routes jalonnées de mégalithes.

 

Le sujet est suffisamment vaste pour être l’objet d’un livre complet.