L'arbre à loques de stambruges (belgique)

 

 

Ses différentes dénominations :

 

On l’appelle aussi L’arc au puits, ce qui donne dans un patois local erconpuch ou encore cronpuch. Il s’agit d’un robinier faux-acacia.

 

L’origine de son nom.

 

L'origine de l'appellation "Arc-au-Puche" viendrait d'une source jaillissant d'une carrière aménagée comme un puits surplombé d'un banc de pierre en forme de voûte (Arc-au-Puits).[1]

Certains disent que l’équivalent français est « arbre-au-puits » mais il s’agirait ici d’un néologisme ou encore d’un gallicisme qui a dévié le sens initial.

Du puits « arqué », il ne reste rien aujourd’hui.

 

Où se trouve-t-il ?

 

A Stambruges, dans la forêt de Beloeil, dans la partie nommée bois du Carnois, non loin de la mer de sable.

On y arrive en empruntant un sentier, il n’est pas très éloigné de la route, le piedsente.

 

 

Histoire de l’arbre à loques.

 

Son histoire semble indissociable de celle de la chapelle.

La date de construction de la chapelle d’origine est malheureusement inconnue, on sait qu’elle a été restaurée et agrandie en 1889. Toutefois, dans le plan du Carnois dressé en 1724, la chapelle n’est pas présente. Sans doute n’existait-elle pas encore.

Elle est dédiée à la Vierge, notre dame de l’Arcaupuits, appelée jadis Vierge des bois.

Elle est due, selon la légende, à la trouvaille fortuite d'une statue de la vierge au pied de l'arbre. Le curé ayant eu connaissance des faits, voulut transporter celle-ci au sein de son église. Le lendemain matin, elle était revenue à sa place d'origine, comme mue par une intervention divine. Quand l'ecclésiastique fit mine de la ramener, elle lui demanda de lui construire une chapelle au pied de son arbre. Ce qui fut aussitôt fait.

L’Arcaupuits faisant référence à une source jaillissant d'une carrière aménagée comme un puits surplombé d'un banc de pierre en forme de voûte, on peut penser que cette source fut à l’origine un culte païen et que la chapelle y fut installée pour christianiser le rite.

Je pense donc que l’arbre fut antérieur à la chapelle.

 

Comment invoquer la guérison ?

 

Jadis, certains faisaient le tour de la chapelle en récitant des chapelets, il s’agit là du rite chrétien et ne concerne que la chapelle. Aujourd’hui, c’est l’arbre qui semble avoir pris le dessus.

On invoque alors la vierge pour obtenir la guérison.

Tout comme pour celui d’Hasnon, on y suspend des pans de vêtements qui ont, de préférence, été en contact avec les zones malades.

 

Quels maux guérit-il ?

 

Les maux les plus divers mais il semble toutefois que les maladies infantiles aient été couramment le fruit de dépôts de linges (coqueluche, rougeole, retard de la marche). Pour preuve, très récemment, les paires de chaussures pour enfants et autres chaussettes.

 

Les deux arbres.

A côté de l’arbre debout, se trouve son prédécesseur, que le temps à couché à terre.

Il recueille encore les pans de vêtements des croyants et ce sont donc deux arbres à clous (loques) qui subsistent côte à côte.

 

Le culte:

Notre dame de l’Arconpuche est célébrée le 15 août et le lundi de pâques.


 

 

Aux alentours : La fontaine bouillante.

 

En vous promenant dans cet agréable bois, vous pourrez aussi voir la fontaine bouillante. On y accède par le hameau des Ecacheries, mais tout aussi bien par l’autre entrée, celle de l’arbre à loques. Le chemin est balisé.

Sa particularité est, comme son nom l’indique, d’être parcourue de bulles qui remontent à sa surface. La cause est que l’air s’échappe d’une faille située au fond de la source, créant ce bouillonnement incessant. C’est une curiosité à voir, à laquelle, naturellement, se rapporte une légende.

 

La légende du carrosse :

Un jour de vendredi saint, prince galant de la maison de Ligne invita un soir une jeune fille. On prétend que le carrosse, au retour, fut précipité dans la source par le cocher éperdu d’amour pour la demoiselle et qui ne supporta pas qu’elle ait eu une aventure avec ce prince de mauvaise réputation. Depuis, on prétend que le vendredi saint, à minuit, on peut entrevoir le carrosse se précipiter dans les eaux et entendre le claquement du fouet du cocher.

Une autre version raconte qu’une princesse, de retour du château de Beloeil, y versa par accident.

 

 



[1] Michel Raulier 

Roseline Deleu pratique le feng shui et elle s'est intéressée à l'arbre de Stambruges. 

Regardez et écoutez ses conclusions sur cette vidéo.