l'arbre à clous de herchies (jurbise)

Appelé aussi « chêne saint-Antoine ».

Celui visible à Jurbise (Herchies) remplace depuis plus de 60 ans son prédécesseur, mort d’une maladie.

 

Où le trouver ?

 

Il se situe rue des chats à Herchies. Il faut prendre un chemin vers les champs pour y arriver. On laisse sa voiture un peu plus bas. On peut y garer quelques voitures mais peu nombreuses.

Par temps pluie se munir de boitte, le chemin peut être boueux.

Origines de l’arbre.

Païenne, comme ses confrères qui tendent à disparaitre, il s’est christianisé au 19 -ème siècle, lorsqu’une chapelle dédiée à Saint-Antoine fut construite à côté.

Selon certains, un menhir se dressait là jadis.

C’est un bel arbre puisque sa circonférence, à 1,30 m du sol est de 2.95 m.

 

L’arbre de Saint-Antoine.

 

Cet arbre est dédié à Saint-Antoine de Padoue, mais il semble qu’il y ait eu là confusion avec Saint-Antoine l’ermite, auquel fut, dans un premier temps, attribué le chêne.

On lui attribue communément la guérison du mal des ardents ou feu de Saint-Antoine, sorte de charbon phlegmoneux (maladie causée par un parasite appelé l’ergot).

La confusion est sans doute due à la popularité de saint Antoine de Padoue qui, sans l’imagerie populaire, est bien plus présent que Saint-Antoine l’ermite…

 

Saint-Antoine l’ermite.

 

Il n’est sans doute pas superflu, ici, de rappeler, aussi brièvement soit-il, qui est ce saint.

On le fête le 17 janvier. Il est aussi nommé Antoine le Grand.

Né en 251, dans le village de Come en Haute-Egypte, prenant à la lettre cette phrase de l’évangile, « vas, vends tous tes biens et suis-mi », il quitte le monde et va s’isoler dans la méditation. Il est le premier à organiser dans l’église la vie religieuse telle que nous la connaissons.  Sa sagesse et ses conseils seront réputés mondialement.

 

Saint-Antoine de Padoue (1195-1231)

 

En 1220 il devient disciple de Saint-François d’Assise, suite au martyr des frères Franciscains au Maroc. Il convertit avec tant d’efficacité qu’on le surnommera le « marteau des hérétiques ».

Il sera canonisé en raison des multiples guérisons qu’il aura opérées.

On lui attribue en outre de nombreux épisodes surnaturels tels que la bilocation, ou la nuit où il aurait tenu l’enfant Jésus dans ses bras, ou encore se faire comprendre des poissons.

En autres miracles celui d’avoir ressuscité un enfant de 20 mois noyé dans un bac (thomas, miracle du poids de l’enfant).

On le nomme le saint aux miracles.

 

La légende de l’arbre vengeur.

 

Une tradition populaire veut qu’un jour de 1820 le propriétaire du champ où se trouve l’arbre, gêné par les allées et venues des pèlerins, décide de faire abattre l’arbre. Il envoie deux de ses ouvriers accomplir la besogne mais sitôt qu’ils s’attaquent à l’arbre ils tombent tous deux malades et abandonnent le labeur. Furieux, le fermier décide de le faire lui-même.

A chaque cognée de sa hache il attrapait un « clou », il fut donc contraint d’arrêter et resta alité plusieurs jours de suite. Cette nouvelle se propageant contribua à rendre célèbre cet arbre sacré.

Que guérit-il ? Les maladies de peau principalement mais aussi, comme beaucoup d’autres, d’autres maux. Leurs pouvoirs semblent se diversifier au fil du temps, s’adaptant à la demande hétéroclite des souffrants.

 

La chapelle.

 

Elle a été construite en 1875. La confusion avec saint Antoine de Padoue daterait de cette construction où le constructeur aurait attribué à Saint-Antoine de Padoue le pouvoir de guérir les feux de Saint-Antoine l’ermite.

Cette pratique remontant au 17 -ème siècle, il en assurait ainsi la survivance.

 

Le rite chrétien veut que l’on implore la guérison en faisant trois fois le tour de la chapelle (comme à Stambruges).