des mégalithes dans la région?

 

La chose peut apparaître bien surprenante et pourtant, selon M. Dessailly de la société préhistorique française, elle fut plus que probable. 

  Bien que leurs traces aient disparu sans doute à tout jamais, certains lieux portent encore le souvenir de leur stature prodigieuse. 

 Les noms des lieux et particulièrement des lieux-dits, nous en apprennent beaucoup sur le passé. 

 La proximité de l’Escaut fut un lieu privilégié d'implantation pour les sociétés du néolithique pour des raisons évidentes. En suivant son parcours entre Valenciennes et Vieux-Condé et en m'appuyant sur les noms des lieux-dits, il m' a été possible de comptabiliser quelques endroits qui ont probablement vu un jour une ou plusieurs pierres gigantesque se dresser. 

 

En voici la liste: 

 

 

 

Crespin, la longue borne :

 

 

Ici il ne s'agit pas d'une hypothèse mais d'une certitude.

Triste fin pour cette pierre dont les dimensions, même si elles ne nous sont pas parvenues, justifiaient le nom de « longue borne ».

Elle se situait au Sud du chemin de fer reliant Mons à Valenciennes et à une centaine de mètres de la bifurcation de la ligne de Blanc-Misseron à Saint-Amand.

Elle mesurait un peu plus de 1,80 mètre de haut.

C’était un grès brut.

Elle fut détruite en 1917 par un avion qui, voulant détruire la jonction des voies ferrées, a malheureusement atteint un agriculteur prenant le goûter avec ses deux enfants, brisant la borne.

 

 

 

 

-           Entre Valenciennes et Verchain,

la  plate borne,était une pierre préhistorique selon Pierre Turquin et, selon Guy Morelle, une borne géodésique.

 

 

 

A Vieux Condé :

 

-          La borne du gros caillou. L’emplacement d'une ancienne borne délimitant les terres relevant de l'abbaye de Saint Amand et du comté du Hainaut.

-          La couture de la grosse pierre qui est maintenant nommée « le chemin des amoureux » atteste la présence en ce lieu d’un mégalithe aujourd’hui disparu.

Outre ce nom de « gros cailloux » suffisamment explicite, le chemin des amoureux, qui a remplacé l’ancienne appellation, indique aussi la possible présence d’un mégalithe. En effet, selon M. Dessailly, dans l’ouest de la France , endroit riche en pierre néolithiques, les fiancés, les jeunes mariés, vont encore de nos jours se frotter contre ces monuments, qu'ils considèrent comme fécondants .

 

 

Escaupont.

 

-          Dans un acte notarié du XVI -ème siècle, on mentionne le lieu-dit des quatre grès. Il s’agissait sans doute d’un groupe de menhirs.

 

 

Beuvrages :

la rue du gros caillou et le lieu-dit du gros caillou laissent supposer qu’il fut un temps une pierre suffisamment grosse pour donner son nom au lieu s’élevait qui, comme de nombreuses autres, fut détruite.

 

 

Saint-amand les eaux : caillou Becau.

 

Peut-on penser à « béco », patois signifiant un baiser qui aurait pu subir une déformation orthographique et rappeler ainsi les amoureux qui allaient chercher auprès des mégalithes, des augures positives pour leur vie conjugale ?

 

Il s’agit là d’une extrapolation, mais elle s’appuie sur une analogie homophonique tout à fait plausible.  

 

 

En s'appuyant sur les traces orales du passé qui ont donné une identité aux pierres qui jalonnaient le pays, le souvenir de ces mégalithes nous est parvenu, même si toutes trace ont disparu à jamais. 

 

 

 

Conclusion: 

 

il fait peu de doute que ces pierres se soient élevées en des endroits où il y avait des points d'eau, à plus forte raison un fleuve comme l'Escaut. On peut donc penser que de nombreux autres mégalithes et dolmen étaient visibles dans la région de Condé et celle qui s'étend de Vieux-Condé à Valenciennes.