Un auteur fantastique Valenciennois


                                  Rendre hommage à ma région, le Nord. 

 

 

Je suis né à Condé sur l'Escaut, ville frontalière et fortifiée chargée d'histoire. C'est en rédigeant une épopée fantastique en plusieurs volumes, sise dans le nord, que m'est venue, ou plutôt que s'est précisée, l'idée d'un nord mystérieux. 

 L'aura fantastique du nord s'est peu à peu dessinée sous mes yeux, semblant émerger d'un brouillard épais, alors que j'écrivais. Il m'est alors apparu que le nord pouvait très bien devenir le théâtre d'intrigues fantastiques, partageant même, avec son ciel gris, une certaine ressemblance avec l'Angleterre et sa culture gothique. 

  Le prisme du fantastique venait de se poser sur ce décors qui m'est si familier: les petites villes du bassin minier. 

  C'est sous ce jour, désormais que je fais vœu de promouvoir ma région natale, en la nimbant de ce mystère dont le goût me vint dans ma prime jeunesse.

 

    

 

 Né le 17 mars 1971 à Condé sur l'Escaut,

mon enfance des années 70 et 80 a fortement été marquée par la culture du Fantastique.

Vers 8 ans je découvre Jean Ray et son style inégalable, un peu plus tard Thomas Owen et JRR  Tolkien.

 Aujourd'hui, âgé de 45 ans, j'ai décidé de vivre ma passion pour le fantastique, en la faisant partager au public.

 Avec Les contes Fantastiques du Valenciennois, je livre mon premier recueil de nouvelles fantastiques qui est aussi un hommage aux terres du nord qui m'ont vu grandir.

L'ouvrier-écrivain.

 

Oui, avant d'être écrivain, je suis ouvrier. 

J'en tire, je le confesse, un certain orgueil de vivre de mes mains et d'écrire pour vivre pleinement ma passion, la faire vivre, mais surtout, la partager. 

Je travaille dans la zone frontalière Belge, pour un célèbre fabriquant d'antibrouillards. 

 

 J'aime aussi à démontrer que l'on peut vivre ses rêves, quelque soit sa position sociale. Travailler 40 heures en usine, même si cela me complique sérieusement la tâche, ne m'empêche nullement d'écrire. 

 La chose est un peu plus compliquée lorsque je fais le poste du matin, car, levé à 4h30 et rentré à 15h, la fatigue ne me permet  d'être ni productif, ni suffisamment concentré pour être efficace. Aussi, j'essaie tout de même d'écrire au moins une demi heure, c'est un minimum que je m'impose si je veux avancer dans mon travail d'écrivain. 

 

 C'est une chose très particulière de réaliser ce grand écart entre l'opérateur d'usine et l'artiste créatif. 

 Lorsque j'ai été invité à faire une conférence par l'université du Hainaut-Cambraisis lors de la journée dédiée au fantastique, j'ai vécu cette chose peu ordinaire: conférencier le matin et ouvrier dans l'après midi. 

D'une nature très timide, c'était la première fois que je prenais la parole devant 150 personnes.

 

 

 

 



                        Mes influences.

 

 

Mes références sont diverses et mes influences variées.
Mon inspiration se nourrie des auteurs qui m'ont naturellement le plus marqué, Jean Ray est sans doute le plus présent dans mes livres.
Il y aurait aussi, en cherchant bien, un peu de Thomas Owen, bien que, si j'apprécie l'imaginaire puissant et terrible, son approche du fantastique laisse très peu de place à l'espoir.
 Bien que Tolkien soit sans doute l'auteur qui m'ait le plus durablement et profondément marqué, il serait vain de tenter de chercher son influence dans mes écrits.
Toutefois, en hommage à son œuvre, au fan que je suis et à tous ceux, qui, comme moi, subirent un cataclysme émotionnel en découvrant son univers, j'ai imaginé la nouvelle Les elfes de la forêt de Bonsecours.
  En filigrane, derrière cet intriguant rideau de surnaturel, se dessine mes influences les plus profondes, celles des auteurs grecs et de la culture héllénistique en général.
La mythologie grecque est présente dans plusieurs nouvelles, notamment dans Lygie et L'arbre, dans ce premier volume. Les créatures dont il est question sont des survivants du monde antique, elles ont survécu aux mutations du monde en devenir, et leur structure en a été affectée.
Elles sont devenues noires et terribles, écumant de rage contre les hommes qui détruisent leur habitat naturel.  De créatures de rêves, elles sont devenues créatures de cauchemars...