MARCHE DANS LES TENEBRES 11 NOVEMBRE 2017

 

 

MARCHE NOCTURNE

AU CŒUR DE L ÉTRANGE. 

 

 

 

 

                      

GABY PRÉVOST

 

 

 

 

 

 

 

Remerciements à Bertrand...

 

PHOTOS /  DOM/ GRIN CHEUX

TEXTE    /  GABY

 

 

 

 

        11 novembre 2017.

 

Le jour se lève encore sous une pluie battante, ce soir une marche nocturne est organisée par Bertrand, le doute s'installe, aura-t-elle lieu ?

 

Point de ralliement 18 heure route de Bernissart au calvaire de Condé sur Escaut.

 

Notre souriant Bertrand est là pour nous accueillir. Les élus pour cette ballade arrivent, parmi eux, le surnommé Grin cheux, Dom et Gaby puis un jeune couple d'amoureux, Hasna et Luigi.

 

 

Nous sommes prés pour l'aventure, chaussures de fortune ou bottes aux pieds, lampe à la main, appareil photo, bref, toute la panoplie du vrai chasseur d'ombres. 

Nous faisons connaissance, il est 18 heure 13 le ciel est clément, il n'y aura pas une seule goutte de pluie, la magie aurait-elle accomplie sa tâche ?  

 

Il est temps, on éteint les portables et c'est le top départ.

 

Nous nous dirigeons à droite du calvaire vers une route goudronnée, il fait déjà bien sombre, les lampes ne devraient pas tarder à éclairer notre chemin. 

 

Après quelques centaines de mètres, le bitume termine sa course, faisant place à un sentier étroit de la largeur d'une voiture, revêtu d'un manteau de pavés moyennement glissants dû à cette pluie de ces dernières heures.

 

Tout le monde participe à la discussion et très vite une complicité s'installe.

 

 

 

 

 

 

     La nuit est tombée, les balais incessants de nos lampes torches répandent leurs lumières comme de véritables lasers de la saga star wars. Les ténèbres nous offrent ses premières ombres, les plus étonnantes les unes que les autres, un lapin bougrement bien caché sera démasqué et courra se réfugier dans les buissons. Nous pouvons vous affirmer que c’est la nuit que la forêt prend vie. 

 

      Le chemin est bordé de hautes herbes et de marais où les roseaux posent là fièrement tels de véritables gardiens des lieux. Les cris secs des poules d'eau se font entendre dérangées par notre venue, puis viennent les canards qui cancanent à notre passage. À cette heure, il n'y a pas grand monde sur ce chemin, seule une voiture que nous croiserons nous fera mettre sur le côté, alignés comme des petits soldats bien rangés. 

 

      L'air est bien humide, mais nous n'avons pas froid. Nous sommes heureux d'avoir écouté Bertrand pour les chaussures, par endroit le sol est boueux, et nous devons éviter de bonnes grosses flaques d'eau.

 

       Notre route se poursuit et sur notre gauche nous pouvons discerner au loin un chevalet minier qui trône au pied d'une vaste étendue d'eau sombre.

Un peu plus loin, l'eau est différente et se transforme d'apparence en un véritable lac gelé brillant tel un tapis pailleté. Nous relèverons ironiquement l'envie d’aller y marcher dessus.

 

      Histoire de se mettre un peu plus dans l'ambiance, le « Hou-hou ! » d'une chouette se fait entendre au loin avec insistance, nous prévient-elle de quelque chose ?, nous montre t-elle son territoire de chasse, ou nous salut t-elle tout simplement ?. Un autre cri perché dans le sommet d'un arbre la succède, mais nous ne parviendrons pas à l'identifier.

 

     Nous poursuivons notre chemin et franchissons sur notre droite une grille, laissée grande ouverte, sans doute pour nous montrer que nous sommes les bienvenues.

 

   Puis vint l'instant tant attendu, elle est là devant nous, « Notre Dame des Marais » magnifique, l'instant est solennel, magique...

    Moment de recueillement pour certains. C'est dans le plus grand respect et donc d'un pas léger que nous montons les quelques marches discrètes. Nous sommes accueillis par la statue de la vierge Marie posée là habilement qui nous éclaire de par son rayonnement naturel qu'elle dégage. On peut vite voir aussi que les années sont passées par là, et que les objets cultes qui en regorgent ont été ternis par le temps. Quelques mots délicatement posés ici et là, tous ces vœux de prières demandés par les hommes en peine. La soie des araignées et les toiles de poussière y prennent une place majeure, mais cela n’enlève rien à sa beauté. 

 

À proximité se dresse une table improvisée destinée à faire une pause : (à retenir).

 

    Nous apprenons par Bertrand que cette chapelle fut édifiée par Monsieur Mayeux propriétaire des lieux pour sa femme atteinte d'une grave maladie et que sa guérison en découlera suite à son achèvement.

 

Nous vous laissons votre propre réflexion.

 

« Notre Dame des Marais » fut bénie le 11 septembre 1996  par l'Abbé Garrin de la ville de Crespin.

 

 

   Un peu plus loin sur notre gauche nous pourront également apercevoir le symbole religieux de Jésus-Christ crucifié non pas comme nous pouvons le remarquer sur sa croix, mais directement sur une sorte de bois sculpté en forme de personnage faisant penser à un objet rituel : le totem. 

 

    Puis devant nous se trouve un arbre qui à la particularité d'avoir poussé a l'horizontal et que l'on surnomme « l'arbre aux sorcières. »

 

 

 

     Bertrand profita de cet instant pour nous conter quelques faits qui nous glacent encore le sang.

 

     C'est tout au bout du chemin que survint une chose inattendue et qui restera un moment d’étonnement, mais aussi mêlé de tristesse.

     Des croix alignées avec parfois des noms un peu hors du commun qui ressortent

comme le nom BOSCO.  

 

 

       Nous apprenons toujours par Bertrand que cet endroit est un cimetière pour animaux.

Que le chien décédé du propriétaire fut le premier à y être enterré.

Il deviendra par la suite le lieu de repos pour d'autres, notamment ceux voués à la chasse. Reposez en paix !

 

     Histoire de nous remettre de nos émotions, Bertrand nous proposa de faire une petite pause et de nous offrir un bon café bien chaud sans oublier le sucre et la petite cuillère. Pour l’anecdote d'humour, et nous tenions à le souligner, qu'il fut préparé par sa nouvelle cafetière. 

 

     C'est donc les gobelets installés sur la table mis à notre disposition que nous savourerons ce délicieux breuvage et nous te rassurons Bertrand, le café était vraiment très bon. Encore un grand merci.

 

     L'heure sonna, en effet les yeux étonnés sur nos montres, les aiguilles affichaient déjà 20 heure 30, nous n'avons pas vu le temps passer.

 

     Nous tournons donc les talons, et nous remarquerons également un arbre et selon la manière que vous pouvez l'observer, il s'agirait de la représentation d'un corps d'une femme, alors messieurs, pour ceux dont la mémoire fait défaut et fort heureusement vous êtes encore peu nombreux, concentrez vous, à vous de voir comment vous voyez la femme...

 

 

   Pour nous donner un peu plus de frissons, une croix plantée dans l'eau fera son apparition aux pieds des arbres.

Que peut bien représenter cette croix ? Pourquoi est-elle là ? À qui est-elle destinée ?

 

 

    Nous apercevons cette fois, le bout du chemin. Il est 21 heure.

Franchement, nous ne ressentons nullement la fatigue, et nous restons stupéfait d'apprendre que nous venons de parcourir une distance de huit kilomètres allé-retour.

 

Nous échangeons quelques impressions.

 

Ce qui en ressortira, c'est que Bertrand nous a fait découvrir un monde fantastique qui était si proche de nous et dont pour certains d'entre nous n'en  connaissions l’existence.

 

Nous vous invitons, à faire de même seul pour les plus téméraires, ou en famille.

Nous ne conseillons pas aux enfants de moins de 13 ans, certaines choses peuvent être mal interprétées pour eux et si Bertrand organise une nouvelle marche nocturne, n' hésitez pas à le suivre... 

 

Nous avons passé une soirée très agréable, très conviviale, nous y avons rencontré de belles personnes, dans le respect et la bonne humeur.

 

Mille MERCI Bertrand et à très vite pour de nouvelles aventures....

 

 

                   

GRIN CHEUX – DOM – GABY - ET NOTRE COUPLE D' AMOUREUX, HASNA ET LUIGI.

 

 

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